...le jogging, quelle idée ? le Qi-gong, des mouvements lents sans musique, inimaginable ! les soins énergétiques, euh une arnaque, non ? la méditation, la quoi ? comment ne plus penser moi dont le cerveau est en constante ébullition, et qui ne peut même pas le calmer le temps d'une inspiration ??? ...

Il fut un temps où lorsque je voyais quelqu'un courir, je me disais qu'il était un peu fou et me demandais quel intérêt il pouvait y avoir à courir "pour rien".

Depuis plus de 15 ans je cours régulièrement, les débuts étaient difficiles mais j'y ai trouvé mon compte, premier plaisir le partage (j'ai commencé avec une amie) et le deuxième prendre du temps pour moi (les enfants étant encore petits à l'époque). En 2005 cette amie est décédée, subitement, j'ai continué à courir pour elle, et pour moi.

Active (voire hyper-active) et cartésienne, quand on a commencé à me parler du Qi-gong j'étais plus que septique. On me l'a conseillé pour le dos (qui coinçait beaucoup, disques abîmés, sciatique inflammé ...). L'amie avec qui je devais pratiquer a rapidement arrêté ... je vais bientôt finir ma dizième année. Un prof pédagogue, enthousiaste et passionné, un groupe sympatique, le dos en meilleur état (mon osthéopathe a cru que je lui faisais des infidélités), et au bout de 4 ans, ressentir (enfin) quelque chose de presque palpable entre mes mains (l'énergie?).

2014. Quelqu'un, pour se dédouaner, me parle de méditation, me fait lire Christophe André, ce n'était pas la bonne personne, cela ne devait pas être le bon moment. Je n'accroche pas, pas du tout.

2016. Après avoir longtemps recommandé à des amis le Jin Shin Jyutsu (prodigué par une ancienne collègue et amie), je prends rendez-vous, malgré mon septicisme, malgré le coût. Enorme choc lorsque juste en prenant mon pouls (sur le dessus du bras) cette amie me dit à haute voix ce que mon corps lui donne comme message (exactement mon état d'esprit d'alors) . Commencer à envisager que le corps parle ... Je m'offre 5 à 6 séances par an.

2016 toujours. Instagram en plus du blog, moutonner et commencer un bullet journal. (un mélange d'agenda, de carnet de bord ...).

Une fin d'année 2017 difficile, être submergée par les émotions. Le moral en "montagnes russes", une dépendance affective incompréhensible (quelque chose d'improbable et d'extrêmement perturbant), un manque constant (lié à l'absence), une situation qui ne me convient pas dans laquelle je me perds, dans laquelle je perds mon "moi", dans laquelle je suis perdue.

J'écris, beaucoup, j'en parle, beaucoup aussi, à ceux qui savent, à celles qui partagent mon quotidien (un peu ici parfois, souvent entre les lignes). Les amis sont présents, là, tout près ou à distance, en personne ou en mots... mais cette fois c'est seule que je me lance un nouveau défi, commencer le yoga et remettre en question mon fonctionnement. Prendre conscience que je ne pourrais pas changer l'autre et donc essayer de faire évoluer ma façon d'être, de me comprendre.

Obstinée, opiniatre, intransigeante, quand je décide quelque chose, je le fais à 100%.

Yoga 4 à 5 fois par semaine, Qi-gong hebdomadaire, une quarantaine de kilomètres en baskets tous les mois, et depuis 10 jours une découverte qui me fait avancer à grands pas (parce que même avec de grandes jambes avancer seule peut s'avérer complexe).

Essayer surtout d'être une, et non d'un côté celle qui garde le sourire au travail, en public, qui ne laisse rien paraître, qui reste stoïque quoiqu'il arrive et de l'autre celle qui lâche dès qu'elle est seule ou avec un proche. Jusqu'il y a peu ce fonctionnement était bien rôdé et sans faille ... jusqu'à ce que le trop plein d'émotion déborde, jusqu'à ce que je ne puisse plus inspirer profondément sans que les larmes coulent, jusqu'à ce qu'un midi, pour un minuscule reproche, je lâche au travail.

C'était un mercredi, le soir même en ouvrant ma boîte mail, je découvrais ces podcasts.

Abonnée depuis des années à la newsletter de Clotilde, je les lis tous les mois. Il y a un an elle nous annoncait le lancement de son podcast "change ma vie". Certainement pas le bon moment, je ne suis même pas allée écouter de quoi cela pouvait parler. Erreur corrigée depuis 10 jours donc, je suis accro (une nouvelle dépendance? arghhh ! :-) ). 3 à 4 podcasts écoutés par jour, je suis en train de me mettre à jour.

 

Alors voilà, j'ai contaminé mon amie lyonnaise la semaine dernière, j'ai transmis le virus à un collègue cette semaine, j'ai envoyé le lien à mes 2 zigotos (qu'ils n'attendent pas le demi-siècle pour se connaître) et aujourd'hui, si vous êtes encore avec moi après cette logorrhée inhabituelle,  je partage cette découverte avec vous.

Vous me direz si ce cheminement vous parle ? (cela fait 2 jours que j'écris, efface, réécris, enregistre, efface à nouveau, que je me demande si je publie ou pas, sur papier j'en avais 4 pages, j'ai réduit ici j'espère que cela reste compréhensible)

Un nouveau carnet inauguré ce matin (celui pour lequel j'ai affronté l'orage hier) et mes prochaines lectures ...

SAM_0480

SAM_0478

A suivre  donc ... (parce qu'il reste un point de l'introduction dont je n'ai pas encore parlé ...)

 

Et ces 2 phrases qui résonnent parce qu'entendues au bon moment :

celle de mon ami (et prof de Qi-gong) Max : "ce n'est pas parce que tu pleures que l'on va moins t'aimer, bien au contraire"

et celle de mon amie (et praticienne de Jin Shin Jyutsu) Patricia : "vivre les choses comme une expérience, pas comme un échec ou une réussite "