... ou presque, mon premier trail de nuit.

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Fin septembre, comme tous les ans, nous courrions en groupe un dimanche matin dans le cadre de Tout Besançon bouge.

Fin de course, discussion au soleil, 4 amies croisées, l'une parle (en plaisantant) du prochain TUB, le prochain quoi ?

L'idée fait son chemin, un oeil sur internet, un oeil sur l'agenda, novembre, il fera froid, bonne condition donc pour la #jesuisuneviking.

Le 9 ? un samedi d'un week-end de 3 jours ? parfait pour récupérer ensuite.

Reste l'heure, 19h30, loin d'être mon moment favori de la journée pour pratiquer (quel que soit le sport).

Et puis m'inscrire et relancer la future équipe.

Espérer, presque, que la météo sera tellement mauvaise, que l'excuse sera toute trouvée pour décliner et rester à l'abri.

Partir à la recherche d'une frontale (un prêt du zigoto), récupérer le dossard et le cadeau surprise (miel, terrine de truite ou bière), (le bénéfice de la course allant à une association, j'ai exprimé mon étonnement, les coutumiers de ces évènements ont souri).

Hier soir au départ du 9 km nous étions 7, souriants, motivés (certains plus que d'autres), un peu congelés (4 degrés)  puis réchauffés par la mise en route musicale.

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Facile le premier kilomètre sur bitume.

Facile la montée de Chaudanne dans les bois (tellement nombreux, ce raidillon boueux quelque peu glissant, se monta en marchant).

Et puis, la première descente. Le début de la galère. Le début des pieds qui ne répondent pas comme on en aurait envie. Le début des grossièretés (P****n exprimé un nombre incalculable de fois). Parfois retrouver une portion de bitume, oh joie ! Tellement courte la joie. Et çà remonte. Et çà redescend dans les cailloux (bien pire que la boue les cailloux !).

Forte envie d'arrêter. Prendre un raccourci peut-être ? A la prochaine bifurcation ne pas tourner ? Et non, aller jusqu'au bout.

Retrouver, définitivement, le bitume à Velotte et enfin éprouver du plaisir à reprendre un rythme de course "normal" (avec des cuisses un peu flageollantes quand même).

Le sourire de Carole qui me tend un sachet de fruits secs à l'arrivée à la citadelle.

Le sourire de Pierre-Hugues qui me rend mon sac.

Et me ruer, aussi vite que le corps en est encore capable, sur le ravitaillement.

Comté, rosbeef, rôti de porc, pomme, orange et chocolat ...j'ai dévoré ! (j'avais pourtant anticipé en goûtant "énergétique" vers 16h30)

Retrouver les amies. Profiter de la musique. Avoir comme la sensation de tanguer un peu.

Fermer la doudoune. Enfiler les mouffles. Mettre la capuche et redescendre en ville.

Douche chaude et couette moelleuse. Nuit courte (je n'ai pas assez bu et, certainement, grignoté trop salé, bref complètement déshydratée ce matin).

Pas encore de courbature, aucune zone douloureuse ce matin, chouette !

Contente d'avoir tenté l'expérience, d'être allée au bout.

Pas certaine de renouveler.

Merci à mon bînome de course d'avoir supporté mes mots (maux?), d'avoir assuré ma sécurité dans les descentes (aucune chute à déplorer) et d'avoir illuminé le chemin (note à moi-même, au cas où, penser à investir dans une frontale efficace).

Bon dimanche à tous. (je retourne avaler un grand verre d'eau ...)